À Montluçon, une vingtaine de personnes se sont rassemblées contre le projet de « permis de tuer ».


Précisons-le d’emblée : cette mobilisation portait sur cette loi précise et ne signifie pas que les personnes présentes partagent notre position communiste anarchiste. Nous pouvons nous retrouver dans la rue avec des personnes qui veulent empêcher cette mesure sans avoir le même horizon politique. Pour nous, le problème ne se limite pas à une loi : nous sommes contre l’État, la police, l’armée, les prisons, les religions, le capitalisme, et contre un système social fondé sur la domination, l’exploitation et la coercition.
La violence policière n’est pas apparue avec ce projet. Amnesty International a documenté l’augmentation du recours aux armes à feu lors des refus d’obtempérer depuis la réforme de 2017 et a dénoncé les conditions d’usage de la force ainsi que les problèmes d’impunité. Le Comité des Nations unies contre la torture a lui aussi exprimé sa préoccupation face aux décès liés à des tirs policiers et aux usages excessifs de la force. Ces constats ne nous conduisent pas à réclamer une « meilleure police » : nous ne voulons pas que l’État perfectionne ses instruments de coercition, mais que soient remises en cause les institutions qui les rendent possibles.
C’est pourquoi notre combat dépasse largement cette loi. Même retirée, la mesure ne ferait disparaître ni la police, ni les prisons, ni l’armée, ni les rapports de domination liés à l’État et au capitalisme. À Montluçon, nous pouvons donc soutenir le refus du « permis de tuer » sans confondre cette mobilisation avec notre propre perspective. Nous ne voulons pas simplement réformer l’ordre existant : nous voulons une transformation révolutionnaire de la société, débarrassée de l’État, du capitalisme et des institutions de coercition.
Pour la révolution sociale et libertaire !
Vive l'Anarchie !



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